L’ELITE BANGOU DU CAMEROUN SUR LES STARTING BLOCKS D’UN NOUVEAU DEPART

Quelle journée inoubliable ! Le samedi, 28 Juin 2014 restera à jamais gravé dans la mémoire collective comme une date à marquer d’une pierre blanche. Et pour cause, l’élite Bangou du Cameroun a signé dans l’antre mythique du foyer Bangou de Rue manguiers l’acte de naissance d’une nouvelle manière d’agir et de vivre ensemble. Ils étaient une bonne quarantaine en provenance des villes de Bafoussam, Douala et bien sûre Yaoundé. Armés d’une nouvelle vision, auréolés de la conscience aigue du temps perdu et déterminés à le rattraper par la mise en valeur d’une véritable et efficiente dynamique collective, les délégations des élites Bangou de différentes villes suscitées conduites par leurs présidents respectifs, ont pris le taureau par les cornes et prouvé le mouvement par la marche. Une marche audacieuse et tourmentée qui aura connu quelques escales sinueuses : lecture, amendement et adoption des textes de base (statuts et règlement intérieur), mise sur pied d’un comité ayant pour mission de proposer un plan stratégique de développement pour Bangou et état d’avancement des démarches en vue de l’acquisition imminente d’un véhicule pour le Roi des Bangou. Que dire aussi du chapelet d’innovations structurelles et organisationnelles que promet l’avènement du futur bijou associatif : un appareil structurel allégé et professionnalisé, une diversification du personnel d’animation, l’étroite association des autorités communales et des populations locales dans la chaîne d’action, une approche moderne dans l’identification des projets, la programmation, la recherche des fonds et le tout minutieusement sous-tendu par une philosophie de la reddition des comptes. De quoi arracher le sourire du très Honorable Théodore DATOUO, vice-président à l’Assemblée Nationale du Cameroun, Monsieur NANA Charles, le 1er adjoint au Maire de la Commune de Bangou et des nombreux autres hôtes de marque et experts mobilisés pour les besoins de la cause.
Tout n’était pourtant pas rose dès le départ. Parti des lumineuses résolutions d’un atelier organisé le printemps dernier (Juin2013) par l’Elite Bangou de Douala (AEBD), l’idée de création d’une Confédération des Associations Elites Bangou du Cameroun en abrégée (CAEBA) a dû essuyer les réticences nourries d’un quarteron de sceptiques et d’une flopée d’entrepreneurs du statu quo, fondés dans leur entreprise digne des cassandres des temps modernes par les expériences peu ou prou probantes du défunt CODIB et de l’agonisante CONABA. Quelle myopie serait-on tenté de se demander! Quelle méconnaissance profonde de l’âme Bangou ! Quelle désespérance exacerbée!
Et pourtant, en dépit d’un dossier médical reprochable et blâmable pour son passé, notre vivre-ensemble semble aujourd’hui si situer à des années lumières d’un sombre tableau dont l’imaginaire collectif avait finit par nommer les identités remarquables : individualismes, égoïsmes, conflits de leadership, absence de vision claire, manque de planification et organisation collective approximative. Soit.
Mais qui a dit que nous étions si inconscients et infantiles, appelés à demeurer des stagiaires du développement et incapables de tirer les leçons de nos propres erreurs d’hier. Qui a dit que le groupement Bangou était condamné au « sommeil dogmatique ».
A bien décrypter les signaux forts qui nous viennent ces temps derniers de partout (complexe Bangou de Douala, création de la Confédération des Associations Elites Bangou), on est tenté d’affirmer, sans naïveté aucune, qu’un nouveau jour se lève à Bangou grâce à la patiente veille de son élite.
Sans tambours ni trompettes, la communauté Bangou sonne son grand réveil. Elle se lève, marche et avance à petit pas vers le grand destin collectif qui l’attend au bout d’une longue, patiente et périlleuse nuit d’effort et de concorde.
Plaide à Dieu !
Nkomkana, le 29 Juin 2014.
Jean Aimé GANTY DIHEWOU


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *